
Il existe un certain nombre d’injonctions, parfois inconscientes, qui influencent nos décisions, notre comportement, notre vision des choses et donc nos interactions à la fois avec les autres et avec nous-mêmes.
Parmi les plus présentes chez moi, il y a le « sois parfait ». Je le dis encore au présent, car s’il est beaucoup moins fort, il repointe son nez de temps en temps.
Concrètement de quoi s’agit-il ?
Désirer bien faire n’est pas problématique en soi, au contraire. Mais lors du stress, cette qualité poussée à l’extrême devient contreproductive et difficile à vivre.
Issue de l’éducation et de l’interprétation des expériences de vie, le « sois parfait » peut être envers soi-même et/ou envers les autres.
Cela conduit à un comportement d’insatisfaction, de critiques…mais également, rappelons-le à des qualités comme le fait d’être réfléchi, prudent, d’aller vers l’amélioration continue…
En résumé, tout est une question d’équilibre. La partie positive de ce driver conduit la personne à chercher des solutions et la rendra extrêmement compétente dans l’organisation, la création de procédures…
Mais sa fiabilité ne l’empêchera pas en état de stress de s’autocritiquer et de bloquer sur le « comment faire » oubliant le contexte autour.
Afin d’éviter de sombrer dans la partie obscure, il est nécessaire d’intégrer que chacun peut faire des erreurs et le leitmotiv « sois comme tu es ».
Facile en théorie mais qui s’encrera au rythme de chacun si et seulement si cela commence par une intention profonde d’aller dans ce sens, vers cette libération.
Et comment cela se présente par exemple ?
Pour ma part, j’ai toujours été attirée par les activités artistiques mais en même temps j’avais cette impression que, n’ayant aucun talent, ce n’était pas pour moi.
Perdue dans le méandre des études, j’ai osé tenter un cap de sculpture sur bois juste après ma licence de psychologie.
Cela a été la première base : m’écouter et oser malgré ce monde inconnu.
Par la suite j’ai lancé ma première activité et découvert l’apprentissage par essai-erreur. Pour autant, sur les activités personnelles, je ne pouvais pas m’empêcher d’être déçu par ce que je faisais, mais j’ai persévéré.
Je ne sais pas peindre pourtant quand je m’y essayais, le plaisir se perdait avec le jugement, l’autocritique.
Mes débuts dans le développement personnel ont eu lieu au cours d’une formation pour les entrepreneurs. Je suis tombée de haut en prenant conscience de la relation que j’avais avec moi-même. Perdue dans la gestion de mes émotions, j’ai commencé a essayer de m’exprimer à coup de pinceaux. Petite victoire en laissant provisoirement de coté le résultat pour me connecter à mon évolution.
Il a fallu quelques années d’introspection, de cheminement personnel, énergétique et spirituel et quelques épreuves de vie afin de commencer à prendre conscience de l’essentiel.
Après tout cela, mon intention est simple en théorie : être en paix. Cela passe concrètement par porter un autre regard sur la vie et sur moi. M’accueillir n’est pas une évidence mais jour après jour de minuscules changements se produisent. Et c’est dans les actions que cela commence à se voir.
J’ai ressorti mes pinceaux dernièrement après presque un an afin de mettre à mon goût une boite, en remplaçant la corbeille de fruits par des symboles qui me parlent. J’en ai profité pour faire d’autres boites puis quelques jours plus tard par m’essayer à plusieurs techniques sur toile. Les deux fois, il y a eu des manqués. Et c’est là que j’ai pu constater que je commençais à voir ce qui me plaisait et comment je peux améliorer le reste, me donnant envie de réessayer au lieu de tout jeter.
Je ne dirais pas que tout est réglé mais davantage de bienveillance envers soi implique aussi de voir ces petites avancées.
Un pas après l’autre…
Et toi, si tu te poses un instant, quel est le dernier pas que tu as fait pour t’accueillir tel que tu es ?

