Vous avez fait des progrès, appris à mieux gérer certaines émotions, commencé à avoir une relation différente avec la nourriture.

Et puis un jour…vous avez mangé ce que vous aviez décidé de ne pas manger et après cette compulsion, une pensée arrive souvent immédiatement : « J’ai tout gâché. »

Pourtant, ce qui vient de se passer n’est pas forcément une rechute mais plutôt un craquage.

Et cette différence est essentielle.

 

Qu’est-ce qu’un craquage ?

Un craquage est un moment où une ancienne habitude revient temporairement.

Il peut arriver à n’importe quelle étape du changement, même si ce dernier est installé depuis un moment.

Un craquage peut être :

  • une soirée où les émotions étaient trop fortes ;
  • une période de fatigue importante ;
  • un moment de stress intense ;
  • une situation qui a réactivé un ancien automatisme ;
  • un événement exceptionnel.

Ce qui caractérise le craquage, c’est qu’il reste limité dans le temps et qu’après cet épisode, la personne retrouve progressivement ses nouvelles habitudes.

 

Pourquoi les craquages existent-ils ?

Parce que changer ne signifie pas effacer son histoire.

Votre cerveau garde la mémoire de vos anciens fonctionnements.

Pendant des années, peut-être que la nourriture a été votre moyen privilégié pour :

  • vous calmer ;
  • vous récompenser ;
  • vous consoler ;
  • diminuer une tension ;
  • supporter une émotion difficile.

Même lorsque vous avez appris d’autres façons de faire et gérer votre passé, l’ancien réflexe peut parfois réapparaître.

Ce n’est pas un signe que le changement ne fonctionne pas mais que votre cerveau a gardé en mémoire que la compulsion avait déjà été efficace dans le passé.

 

Le piège principal : le deuxième craquage

Le problème n’est souvent pas le craquage en lui-même mais ce qui se passe après.

Beaucoup de personnes entrent dans ce que l’on pourrait appeler le cercle de la culpabilité où elles se jugent, souffrent et donc veulent se calmer de nouveau, créant un cercle vicieux.

La honte devient alors un carburant de la compulsion.

 

Ce qui fait la différence entre un ancien fonctionnement et un nouveau fonctionnement

Avant le changement : « J’ai craqué, donc je suis incapable. »

Après un travail thérapeutique : « J’ai craqué. Qu’est-ce que cet épisode essaie de m’apprendre ? »

La question change tout.

Dans le second cas, le comportement n’est plus vu comme une preuve d’échec mais comme une information.

 

Le rôle du thérapeute après un craquage

Le thérapeute aide à comprendre :

  • Ce qui s’est passé juste avant ?
  • Quelle émotion était présente ?
  • Quel besoin cherchait à être satisfait ?
  • Quelle pensée a déclenché l’automatisme ?
  • Quelle ressource aurait pu être utilisée autrement ?

Chaque craquage devient une occasion d’affiner la connaissance de soi.

 

Et si votre inconscient avait lui aussi besoin de temps ?

Votre inconscient apprend par l’expérience répétée.

Un craquage peut être vu comme un moment où votre ancien système de protection a repris temporairement la main.

L’hypnose peut aider à travailler sur ces moments précis :

  • renforcer la capacité à traverser une émotion intense ;
  • développer de nouvelles associations entre émotion et réponse ;
  • retrouver rapidement un état de sécurité intérieure ;
  • renforcer la confiance après une difficulté.

L’objectif n’est pas de créer une personne qui ne rencontre jamais de difficulté mais une personne qui sait revenir à son équilibre plus facilement.

 

Si vous vous reconnaissez dans cette situation…

Un craquage ne supprime pas vos progrès.

Une soirée difficile n’efface pas des mois d’apprentissage.

Le changement ne se mesure pas au fait de ne jamais retomber mais bien à votre capacité à vous relever différemment.

 

À retenir en une phrase

Un craquage est un événement sur votre chemin, pas la preuve que vous êtes revenue au point de départ.

 

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