Le discours intérieur avec ou sans nourriture devant moi

Le discours intérieur avec ou sans nourriture devant moi

« Cette fois-ci j’arrête… », c’est ce que je me dis lorsque je suis en train de manger ma plaque de chocolat ou la fin de mon paquet de bonbons. Je le pense sincèrement bien-sûr, jusqu’à ce que la pulsion revienne et que je n’ai rien dans mes placards et à ce moment-là, mon discours intérieur change.

 

Voilà une expérience qui permet d’observer notre relation à la nourriture : écouter ce que l’on se dit quand la nourriture est devant nous puis écouter ce que l’on se dit quand elle ne l’est pas.

Lorsque nous souffrons d’une addiction à la nourriture et/ou au sucre, deux parts de nous s’opposent et ressortent à tour de rôle en fonction des circonstances.

 

Quand la nourriture est là

Le discours peut être très raisonnable : « Je vais faire attention », « Cette fois, je vais vraiment y arriver », « Je n’ai pas besoin de tout ça et je le sais », « Je vais arrêter de manger et je vais prendre soin de moi. »

Tout semble clair, évident et la motivation est là quelque temps…

 

Puis arrive le moment où la nourriture n’est plus là

C’est la suite logique de la décision précédente et pourtant un mal-être s’installe et le discours intérieur change : « Juste aujourd’hui », « J’en ai vraiment envie », « Juste une dernière fois»

Le discours devient soudain une négociation.

 

C’est pour cela que prendre des décisions, faire des projets…ne fonctionne pas lorsqu’on reste concentré sur le problème de base, c’est-à-dire ce que comble la nourriture.

Sans cela la profonde envie de changer de relation avec la nourriture se transforme en bataille intérieure créant encore davantage de mal-être

 

C’est pour cela qu’une promesse faite à 10 heures du matin peut avoir bien moins de poids à 21 heures devant un paquet de biscuits.

Et c’est sans compter sur le contexte : après une dispute, une frustration, après avoir mangé quelque chose que l’on s’était interdit qui amène à lâcher sa promesse.

Puis arrive le « foutu pour foutu » : « Puisque j’ai commencé… », « Puisque j’ai déjà mangé ça… », « Puisque ma journée est fichue… »

Alors on mange davantage.

 

Le discours intérieur peut devenir extrêmement dur avec la nourriture : « Tu n’as aucune volonté », « Tu es incapable de te contrôler », « Regarde-toi », « Tu recommences encore », « Tu avais pourtant promis. »

A ce moment-là, cette violence intérieure ne produit pas le changement espéré et va au contraire, alimenter le besoin de réconfort qui nous ramène à la nourriture.

 

Commence alors une boucle : on mange, on culpabilise, on se critique, on cherche à se consoler et on recommence.

 

La nourriture n’est pas le seul dialogue

Au fond, lorsqu’on travaille sur la relation à la nourriture, on finit souvent par rencontrer une conversation beaucoup plus vaste : une conversation avec soi sur le contrôle, la liberté, le plaisir, le corps, la culpabilité, la récompense, le droit de prendre soin de soi, le droit de ne pas être parfaite et parfois même le droit de manger sans avoir à se justifier.

 

Alors la prochaine fois que tu te retrouves devant un aliment que tu avais décidé de ne pas manger, plutôt que de chercher immédiatement la bonne décision… écoute.

Écoute les phrases qui apparaissent : celles qui étaient là avant, celles qui arrivent pendant, celles qui viennent après.

Parce que derrière le simple : « Est-ce que je mange ça ou pas ? », il y a parfois toute une histoire.

Et c’est cette histoire qu’il devient intéressant de commencer à entendre.

Le sucre : ami et ennemi en même temps

Le sucre : ami et ennemi en même temps

Le sucre est une substance souvent ambigüe pour beaucoup d’entre nous. Selon le moment, nous pouvons l’aimer, le rechercher, l’attendre avec impatience et quelques minutes plus tard le détester, regretter, se promettre de ne plus recommencer, avant de flancher.

 

En bref, le sucre est une substance qui, selon les circonstances, le moment et l’état d’esprit peut être un ami ou un ennemi.

 

Il y a des aliments qui accompagnent des moments de vie au point de devenir bien plus : le gâteau d’anniversaire, le morceau de chocolat après une journée difficile, les biscuits devant un film, la glace en vacances, le dessert chez les grands-parents.

Le sucre peut être associé au réconfort, à la fête, à la récompense, à l’enfance, au partage…

Et puis il y a aussi ce plaisir très simple : manger quelque chose que l’on aime.

 

Pour la même raison, le sucre peut prendre trop de place et devenir un ami envahissant.

On passe alors de « J’aime manger du chocolat » à « Je pense au chocolat alors que je n’ai pas faim. », de « Je prends un dessert parce que j’en ai envie » à « Je ne me sens pas capable de terminer ma soirée sans quelque chose de sucré. »

 

Dans cette phase, on passe de « j’aime le sucre » à « je ne peux plus m’en passer ».

En n’en prenant conscience, il est possible de voir le sucre comme un ennemi. C’est alors qu’une mécanique peut s’installer : on décide de supprimer, on tient, on résiste jusqu’à craquer.

Arrive alors le « foutu pour foutu ».

Ce qui commencé avec une bouchée se transforme en plusieurs heures de grignotage et parfois cela se poursuit pendant des jours voir des semaines jusqu’à une nouvelle restriction.

La nourriture devient alors un ennemi qu’on rejette tout en se critiquant de ne pas être capable de se maitriser.

 

Mais il y a aussi une autre perspective. Celle où l’on peut reconnaitre les effets et les risques du sucre consommé en excès tout en reconnaissant le plaisir qu’il procure. Et en parallèle, chercher à découvrir ce que le sucre comble afin de découvrir la problématique de fond. Ainsi, chaque morceau de chocolat consommé n’a plus à être perçu comme une faute mais plutôt comme une béquille dont on aura plus besoin après de la rééducation.

 

Dans ce cadre, le sucre reprend sa place où il est plus ou moins présent selon les personnes et les moments.

Trop mangé ou alors consommer trop de sucre, trop de mauvais ou encore trop de sel aura des conséquences sur la santé, nous le savons tous.

Et pourtant…

Savoir que l’on risque de prendre du poids. Savoir que l’on dort moins bien après certains repas. Savoir que notre énergie s’effondre ensuite. Savoir que l’on regrettera probablement cette tablette de chocolat, ce paquet de biscuits ou cette soirée à manger sans faim, n’empêche pas le passage à l’acte.

 

Et pourtant, nous nous promettons que ce sera la dernière fois. Parce que ce n’est plus possible de se sentir comme cela. « Je ne veux plus me sentir comme ça, je ne veux plus grossir et me sentir mal, je ne veux plus … »

Et quelques heures ou quelques jours passent, la pulsion et/ou le mal-être revient frapper au plus fort jusqu’à ce que l’on craque. Et dans ces moments-là toutes sortes d’émotions s’enchainent : soulagement suite à la prise, culpabilité d’avoir craqué, mal-être face aux conséquences…

 

Connaître les conséquences et être capable d’agir différemment sont deux choses différentes.

Une addiction à la nourriture a des racines profondes qui comble un manque, un besoin, une gestion émotionnelle…et même en général, un mélange de tout cela…

C’est peut-être l’une des choses les plus importantes à comprendre lorsqu’on cherche à modifier son rapport à la nourriture. Il est essentiel en réalité, de trouver des alternatives pour faire face ou combler les vrais problématiques comme le besoin de calmer, occuper, récompenser, faire patienter, aider à supporter une émotion, créer une pause, faire face à une journée pénible ou taire momentanément une pensée, se faire plaisir…

 

Dans ces cas-là, le cerveau ne pense pas aux conséquences mais plutôt à son besoin immédiat à combler.

 

Le problème n’est donc pas toujours le manque d’information

Certaines personnes pensent qu’il suffit de faire la morale et d’expliquer les calories, les effets du sucre, les conséquences du poids, les risques pour la santé, les mécanismes hormonaux, les conséquences à long terme… En réalité, ce discours, même s’il part d’un bon sentiment, est culpabilisant. Cela aura donc un effet contraire à la démarche initiale.

 

Vouloir aider

Beaucoup de personnes addictent à la nourriture connaissent déjà tout cela. Elles ont lu, essayé, fait des programmes, calculé…

 

Mais il y a plusieurs parts en chacun d’entre nous, conduisant à un conflit entre ce que je veux et ce que je comble.

Le problème n’est alors plus seulement ce qu’il y a dans l’assiette mais plutôt la bataille intérieure qui est épuisante et prend toute la place dans le mental, la nourriture devenant une obsession.

 

Et si la question se posait autrement : « que m’apporte la nourriture ? »

La réponse n’est pas forcément agréable, mais elle sera plus utile qu’un rappel sur les dangers du sucre.

Parce que tout part d’une prise de conscience et à partir du moment où l’on comprend la fonction du comportement, on peut commencer à chercher d’autres moyens de répondre au besoin.

 

Au lieu de supprimer la nourriture, on cherche d’autres alternatives au besoin à combler. Par la suite, il est possible de poursuivre un accompagnement sur les problématiques de fond.

 

Quand connaitre les conséquences de l’addiction alimentaire ne change rien

Quand connaitre les conséquences de l’addiction alimentaire ne change rien

Tout parait simple de l’extérieur, du moins pour les personnes qui n’ont jamais eu d’addiction alimentaire.

Trop mangé ou alors consommer trop de sucre, trop de mauvais ou encore trop de sel aura des conséquences sur la santé, nous le savons tous.

Et pourtant…

Savoir que l’on risque de prendre du poids. Savoir que l’on dort moins bien après certains repas. Savoir que notre énergie s’effondre ensuite. Savoir que l’on regrettera probablement cette tablette de chocolat, ce paquet de biscuits ou cette soirée à manger sans faim, n’empêche pas le passage à l’acte.

 

Et pourtant, nous nous promettons que ce sera la dernière fois. Parce que ce n’est plus possible de se sentir comme cela. « Je ne veux plus me sentir comme ça, je ne veux plus grossir et me sentir mal, je ne veux plus … »

Et quelques heures ou quelques jours passent, la pulsion et/ou le mal-être revient frapper au plus fort jusqu’à ce que l’on craque. Et dans ces moments-là toutes sortes d’émotions s’enchainent : soulagement suite à la prise, culpabilité d’avoir craqué, mal-être face aux conséquences…

 

Connaître les conséquences et être capable d’agir différemment sont deux choses différentes.

Une addiction à la nourriture a des racines profondes qui comble un manque, un besoin, une gestion émotionnelle…et même en général, un mélange de tout cela…

C’est peut-être l’une des choses les plus importantes à comprendre lorsqu’on cherche à modifier son rapport à la nourriture. Il est essentiel en réalité, de trouver des alternatives pour faire face ou combler les vrais problématiques comme le besoin de calmer, occuper, récompenser, faire patienter, aider à supporter une émotion, créer une pause, faire face à une journée pénible ou taire momentanément une pensée, se faire plaisir…

 

Dans ces cas-là, le cerveau ne pense pas aux conséquences mais plutôt à son besoin immédiat à combler.

 

Le problème n’est donc pas toujours le manque d’information

Certaines personnes pensent qu’il suffit de faire la morale et d’expliquer les calories, les effets du sucre, les conséquences du poids, les risques pour la santé, les mécanismes hormonaux, les conséquences à long terme… En réalité, ce discours, même s’il part d’un bon sentiment, est culpabilisant. Cela aura donc un effet contraire à la démarche initiale.

 

Vouloir aider 

Beaucoup de personnes addictent à la nourriture connaissent déjà tout cela. Elles ont lu, essayé, fait des programmes, calculé…

 

Mais il y a plusieurs parts en chacun d’entre nous, conduisant à un conflit entre ce que je veux et ce que je comble.

Le problème n’est alors plus seulement ce qu’il y a dans l’assiette mais plutôt la bataille intérieure qui est épuisante et prend toute la place dans le mental, la nourriture devenant une obsession.

 

Et si la question se posait autrement : « que m’apporte la nourriture ? »

La réponse n’est pas forcément agréable, mais elle sera plus utile qu’un rappel sur les dangers du sucre.

Parce que tout part d’une prise de conscience et à partir du moment où l’on comprend la fonction du comportement, on peut commencer à chercher d’autres moyens de répondre au besoin.

 

Au lieu de supprimer la nourriture, on cherche d’autres alternatives au besoin à combler. Par la suite, il est possible de poursuivre un accompagnement sur les problématiques de fond.

 

Je suis revenue en arrière ou est-ce une autre étape du changement ?

Je suis revenue en arrière ou est-ce une autre étape du changement ?

C’est souvent le moment le plus douloureux du parcours.

Vous aviez changé, fait des efforts, retrouvé une forme de liberté. Puis progressivement, les anciennes habitudes sont revenues.

Les compulsions ont repris davantage de place, les automatismes se sont réinstallés et une pensée apparaît : « J’ai échoué. »

Pourtant, dans le modèle de Prochaska, la rechute n’est pas considérée comme un échec mais faisant partie du processus de changement.

 

Qu’est-ce qu’une rechute ?

La rechute correspond à un retour plus durable aux anciens comportements.

Contrairement au craquage, ce n’est pas un épisode isolé.

La personne peut recommencer à utiliser régulièrement la nourriture comme principal moyen de gérer ses émotions, elle peut abandonner progressivement les outils qui l’aidaient et elle peut retrouver les anciens schémas :

  • manger automatiquement face au stress ;
  • perdre la sensation de choix ;
  • arrêter de prendre soin d’elle ;
  • éviter certaines situations ;
  • retrouver une relation douloureuse avec la nourriture.

Mais même dans cette situation, tout ce qui a été appris auparavant existe encore.

 

Pourquoi une rechute peut-elle arriver ?

Une rechute ne survient pas « sans raison ».

Elle est souvent précédée d’une période difficile et le cerveau se rappelle alors de l’effet que faisait la nourriture avant. Cela peut commencer doucement, donnant l’impression que tout est encore sous contrôle, jusqu’au moment où il n’est plus possible de se mentir.

 

Le piège de la pensée « foutu pour foutu »

La pensée la plus dangereuse après une rechute est souvent : « Puisque j’ai repris, autant continuer. » ou « je ne peux pas faire autrement, c’est perdu d’avance ».

C’est ce fonctionnement en noir ou blanc qui entretient le cercle vicieux.

Une rechute signifie : « Il y a quelque chose qui a besoin d’être compris et ajusté. »

 

La rechute comme source d’apprentissage

Une rechute permet de découvrir des éléments qui n’avaient pas encore été suffisamment travaillés.

Elle peut révéler :

  • une émotion difficilement tolérée ;
  • une croyance encore active ;
  • un besoin non reconnu ;
  • une situation qui demande de nouvelles stratégies.

Elle devient alors une étape d’évolution.

 

Le rôle du thérapeute

Après une rechute, le rôle du thérapeute est d’aider la personne à sortir de la honte, à

 s’isoler, à abandonner.

L’accompagnement consiste au contraire à regarder ce qui s’est passé avec curiosité et bienveillance.

Le thérapeute aide à :

  • identifier les facteurs déclencheurs ;
  • restaurer la confiance ;
  • réactiver les ressources déjà acquises ;
  • ajuster le plan d’accompagnement ;
  • reprendre le processus là où il s’est arrêté.

 

Et si votre inconscient avait lui aussi besoin de temps ?

Une rechute ne signifie pas que votre inconscient refuse le changement.

Elle montre souvent qu’une ancienne stratégie de protection reste encore très puissante dans certaines situations.

L’hypnose peut accompagner ce moment en travaillant notamment sur :

  • la réparation du sentiment d’échec ;
  • la reconnexion aux ressources personnelles ;
  • la transformation de certaines croyances ;
  • le renforcement d’une identité différente de celle de la personne en difficulté.

L’objectif n’est pas de revenir exactement à la personne que vous étiez avant la rechute mais d’avoir une meilleure compréhension de vous-même.

 

Comment reprendre après une rechute ?

La question n’est pas : « Pourquoi ai-je encore échoué ? »

Mais plutôt : « Comment je peux grandir à partir de ce qu’il vient de se passer ? »

Le chemin reprend souvent par de petits gestes :

  • reprendre une routine qui faisait du bien ;
  • demander du soutien ;
  • remettre de la conscience dans les repas ;
  • renouer avec ses outils ;
  • accepter de recommencer sans se punir ;
  • trouver de nouvelles stratégies en adéquation avec la personne que vous êtes devenue.

 

Si vous vous reconnaissez dans cette phase…

Vous n’avez pas perdu tout votre travail ou effacé vos apprentissages mais vous avez simplement rencontré un endroit de votre parcours qui demande encore de l’attention ou une épreuve qui nécessite autre chose.

Le changement durable n’est pas une ligne droite mais plutôt de toutes sortes d’apprentissages impliquant des avancées, des ajustements et parfois des retours ou des déviations.

Ce qui compte n’est pas de ne jamais tomber mais de développer la capacité à se relever en prenant soin de soi.

 

À retenir en une phrase

Une rechute n’efface pas le chemin parcouru : elle révèle simplement un nouvel endroit où prendre soin de soi.

J’ai craqué est-ce que tout est perdu

J’ai craqué est-ce que tout est perdu

Vous avez fait des progrès, appris à mieux gérer certaines émotions, commencé à avoir une relation différente avec la nourriture.

Et puis un jour…vous avez mangé ce que vous aviez décidé de ne pas manger et après cette compulsion, une pensée arrive souvent immédiatement : « J’ai tout gâché. »

Pourtant, ce qui vient de se passer n’est pas forcément une rechute mais plutôt un craquage.

Et cette différence est essentielle.

 

Qu’est-ce qu’un craquage ?

Un craquage est un moment où une ancienne habitude revient temporairement.

Il peut arriver à n’importe quelle étape du changement, même si ce dernier est installé depuis un moment.

Un craquage peut être :

  • une soirée où les émotions étaient trop fortes ;
  • une période de fatigue importante ;
  • un moment de stress intense ;
  • une situation qui a réactivé un ancien automatisme ;
  • un événement exceptionnel.

Ce qui caractérise le craquage, c’est qu’il reste limité dans le temps et qu’après cet épisode, la personne retrouve progressivement ses nouvelles habitudes.

 

Pourquoi les craquages existent-ils ?

Parce que changer ne signifie pas effacer son histoire.

Votre cerveau garde la mémoire de vos anciens fonctionnements.

Pendant des années, peut-être que la nourriture a été votre moyen privilégié pour :

  • vous calmer ;
  • vous récompenser ;
  • vous consoler ;
  • diminuer une tension ;
  • supporter une émotion difficile.

Même lorsque vous avez appris d’autres façons de faire et gérer votre passé, l’ancien réflexe peut parfois réapparaître.

Ce n’est pas un signe que le changement ne fonctionne pas mais que votre cerveau a gardé en mémoire que la compulsion avait déjà été efficace dans le passé.

 

Le piège principal : le deuxième craquage

Le problème n’est souvent pas le craquage en lui-même mais ce qui se passe après.

Beaucoup de personnes entrent dans ce que l’on pourrait appeler le cercle de la culpabilité où elles se jugent, souffrent et donc veulent se calmer de nouveau, créant un cercle vicieux.

La honte devient alors un carburant de la compulsion.

 

Ce qui fait la différence entre un ancien fonctionnement et un nouveau fonctionnement

Avant le changement : « J’ai craqué, donc je suis incapable. »

Après un travail thérapeutique : « J’ai craqué. Qu’est-ce que cet épisode essaie de m’apprendre ? »

La question change tout.

Dans le second cas, le comportement n’est plus vu comme une preuve d’échec mais comme une information.

 

Le rôle du thérapeute après un craquage

Le thérapeute aide à comprendre :

  • Ce qui s’est passé juste avant ?
  • Quelle émotion était présente ?
  • Quel besoin cherchait à être satisfait ?
  • Quelle pensée a déclenché l’automatisme ?
  • Quelle ressource aurait pu être utilisée autrement ?

Chaque craquage devient une occasion d’affiner la connaissance de soi.

 

Et si votre inconscient avait lui aussi besoin de temps ?

Votre inconscient apprend par l’expérience répétée.

Un craquage peut être vu comme un moment où votre ancien système de protection a repris temporairement la main.

L’hypnose peut aider à travailler sur ces moments précis :

  • renforcer la capacité à traverser une émotion intense ;
  • développer de nouvelles associations entre émotion et réponse ;
  • retrouver rapidement un état de sécurité intérieure ;
  • renforcer la confiance après une difficulté.

L’objectif n’est pas de créer une personne qui ne rencontre jamais de difficulté mais une personne qui sait revenir à son équilibre plus facilement.

 

Si vous vous reconnaissez dans cette situation…

Un craquage ne supprime pas vos progrès.

Une soirée difficile n’efface pas des mois d’apprentissage.

Le changement ne se mesure pas au fait de ne jamais retomber mais bien à votre capacité à vous relever différemment.

 

À retenir en une phrase

Un craquage est un événement sur votre chemin, pas la preuve que vous êtes revenue au point de départ.