Comment l’Hypnose Ericksonienne permet d’agir en profondeur ?

Comment l’Hypnose Ericksonienne permet d’agir en profondeur ?

Qu’est-ce que l’hypnose et comment fonctionne-t-elle ?

 

Pourquoi certaines difficultés persistent ?

De nombreuses problématiques ne sont pas uniquement liées à la compréhension.

Une personne peut savoir :

  • pourquoi elle ressent certaines émotions
  • pourquoi elle répète certains schémas

Et pourtant, continuer à vivre les mêmes situations.

Cela s’explique par le fait que certaines réactions sont automatiques et ancrées à un niveau inconscient.

 

Ce que permet l’hypnose

L’hypnose ericksonienne permet d’agir directement sur ces mécanismes.

Elle ne se limite pas à une prise de conscience, mais vise une transformation plus profonde.

 

L’hypnose : un état naturel

Contrairement aux idées reçues, l’hypnose n’a rien à voir avec les spectacles ou une perte de contrôle.

Il s’agit d’un état naturel que chacun expérimente au quotidien, par exemple :

  • lorsqu’une personne est absorbée par un film
  • lorsqu’elle est « dans ses pensées »
  • ou lorsqu’elle effectue une action de manière automatique

Cet état permet d’accéder à un niveau de fonctionnement différent, plus profond.

 

Déroulement d’une séance

Lors d’une séance d’hypnose, la personne reste :

  • consciente
  • présente
  • active dans le processus

Elle ne dort pas et garde la maîtrise de ce qui se passe.

L’objectif est d’accéder aux mécanismes inconscients qui influencent les réactions, les émotions et les comportements.

 

Les changements possibles

Un accompagnement adapté peut permettre :

  • de modifier certaines réactions automatiques
  • de retrouver une forme de stabilité
  • de reprendre le contrôle de certaines situations
  • de sortir de schémas répétitifs
  • d’apaiser les angoisses

Le changement ne se fait pas uniquement au niveau mental, mais s’intègre également au niveau corporel et émotionnel.

 

Questions fréquentes sur l’hypnose

 

Perd-on le contrôle sous hypnose ?

Non.

La personne reste consciente tout au long de la séance et peut :

  • parler
  • bouger
  • interrompre à tout moment

Rien ne se fait sans son accord.

 

L’hypnose fonctionne-t-elle sur tout le monde ?

L’hypnose est accessible à tout le monde.

Il ne s’agit pas d’un état imposé, mais d’un processus dans lequel la personne est impliquée.

 

Se souvient-on de la séance ?

Oui, la personne reste consciente et garde le souvenir de ce qui s’est déroulé pendant la séance.

 

Faut-il revivre des événements difficiles ?

Tout dépend de la problématique mais tout est fait pour respecter le rythme de la personne.

 

Combien de séances sont nécessaires ?

Le nombre de séances varie selon la situation.

Certaines personnes constatent des changements rapidement, tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement plus progressif.

L’objectif reste un changement durable.

 

L’hypnose est-elle dangereuse ?

Non, lorsqu’elle est pratiquée dans un cadre professionnel.

Il s’agit d’un outil reconnu et utilisé dans différents contextes d’accompagnement.

 

Remplace-t-elle un suivi médical ?

Non.

L’hypnose ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique si celui-ci est nécessaire.
Elle peut être utilisée en complément.

 

Et si cela ne fonctionne pas ?

Lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous, cela est souvent lié à une approche qui ne correspond pas à la problématique.

L’hypnose Ericksonienne vise justement à agir sur des mécanismes qui résistent aux approches uniquement basées sur la compréhension.

 

 

 

L’hypnose Ericksonienne n’est pas une solution instantanée, mais un outil permettant d’agir en profondeur sur certains blocages.

Elle s’adresse particulièrement aux personnes qui ont déjà tenté de comprendre leurs difficultés sans parvenir à les transformer durablement.

Dans ce contexte, elle offre une autre manière d’aborder le changement.

 

Chronique d’une ancienne obèse: obésité et travail

Chronique d’une ancienne obèse: obésité et travail

Bonjour, je suis Nathalie et comme le nom de cette chronique l’indique, je suis une ancienne obèse. Je vais vous raconter mon parcours parce que nos histoires de vie ont beau être différentes, nos processus restent les mêmes…

 

Obésité et Travail

 

Les vacances d’été sont une vraie manne professionnelle pour les jeunes. C’est ce qui m’a permis de trouver mes premiers petits boulots : hôtesse de caisse, employée de blanchisserie, au guichet d’une banque, vendeuse en boulangerie…

Dès l’obtention de mon permis, comme je m’y prenais tôt pour mes recherches, je trouvais tous les étés un job pour financer mes études.

Je n’étais donc pas préparée à la face cachée du monde professionnelle : la discrimination à l’embauche.

 

J’étais naïve, je le suis encore parfois, mais ne pas imaginer le pire chez les gens me convient très bien aussi.

 

Je suis arrivée sur le marché du travail avec une grande question : « qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? ». J’ai donc postulé à tout ce qui semblait être dans mes capacités.

Il y avait plusieurs raisons pour ne pas être prise: manque d’expérience, manque de qualification, surdiplômée, études inadéquates, profil ne correspondant pas au poste…mais certains regards et certaines questions subtiles indiquaient autre chose.

 

Un rapport de 2016 sur les discriminations physiques indique :

  • Les femmes subissent deux fois plus de discrimination à l’embauche à cause de leur apparence physique par rapport aux hommes ;
  • Les femmes obèses sont discriminées huit fois plus que les femmes qui ont un Indice de Masse Corporelle normal ;
  • Les hommes obèses sont discriminés trois fois plus que les hommes avec un IMC normal.

Cette discrimination peut perdurer après l’embauche avec des postes sous-qualifiés, moins de promotions, des ruptures de contrats plus fréquentes…

De plus, 45% des demandeurs d’emploi interrogés estiment qu’il est acceptable de refuser un emploi à quelqu’un du fait de sa corpulence.

 

Quelques années plus tard, en CDD dans une entreprise, j’ai pu discuter avec une responsable RH de la discrimination due au poids.

A l’époque, j’avais conscience que cela existait mais je pensais que cela se limitait à certains milieux accès sur la représentation.

Cet échange m’a vraiment fait prendre conscience de tous les préjugés qui existaient sur les personnes comme moi, obèses.

 

Au-delà de l’aspect esthétique comme dans certaines boutiques où il est peu probable de trouver une vendeuse mettant une taille 52, il y a d’autres limitations :

  • Pratique : être obèse implique de prendre plus de place que la moyenne, certains lieux ou certaines structures ne sont pas adaptées ergonomiquement ;
  • Sportif : les métiers nécessitant de rester debout plusieurs heures d’affilées ou impliquant de beaucoup bouger ne vont pas prendre une personne obèse au risque de ne pas savoir gérer la cadence ;
  • Santé : l’obésité est une maladie. Embaucher une personne malade veut dire prendre le risque d’accumuler les arrêts maladies.
  • Incompétence : je n’ai pas compris le lien entre compétence et poids mais c’est un fait, certaines personnes pensent que « obésité » implique « incompétence » ;
  • Fainéant : des kilos en trop impliquent de ne pas faire ce qu’il faut et cette fainéantise se reflète dans tous les domaines de vie pour certains ;
  • Physique : il y a des individus qui vont ressentir du dégoût et/ou du rejet face à une personne obèse.
  • Grossir peut arriver à tout le monde pour différentes raisons et donc il y a souvent une peur cachée, une zone d’ombre inconsciente qui se répercute dans leur comportement.

 

Je n’avais pas conscience de tout cela. Je vivais l’obésité de l’intérieur avec ce que ça impliquait pour moi dans les différents aspects de la vie, avec mes propres limitations,  douleurs et doutes sans imaginer le jugement supplémentaire auquel j’avais droit.

 

D’où viennent tous ces préjugés ?

Toutes sortes d’hypothèses peuvent être proposées avec une accumulation de facteurs mais chercher à en valider une serait une perte de temps et d’énergie.

De plus, la majorité des recruteurs n’ont même pas conscience de faire preuve de discrimination. L’apparence physique et le culte du corps comptent tellement dans la société actuelle, que ce genre d’analyse se passe en dixièmes de seconde dans l’arrière-plan de la conscience. Et la réponse « Non » lors de l’entretien apparait sans justification dans l’esprit de la personne.

 

Il est donc plus important et intéressant de se demander comment changer les choses ?

Je n’ai pas de pouvoir magique et je sais que je ne peux pas faire changer les autres.

Tout part de Soi.

J’ai fait le choix de travailler sur Moi, sur ma vision de la réalité, mon comportement, mes réactions, pour sortir de mon identification à « je suis obèse ». Me mettre moi-même dans un cadre, me rendre malade, m’enfermer dans mon corps pensant que je ne méritais pas mieux, baisser la tête face aux exigences de ce monde, m’ont empêché d’être la fille que je voulais et de vivre tout simplement.

 

En changeant ma perception personnelle et en commençant à me traiter avec davantage de respect, ma vision de la réalité a évolué, mon comportement envers moi-même à changer. Ce n’est plus moi et mon boulet de corps en totale opposition.

 

Toute action a une réaction. Plus de bienveillance envers moi engendre des conséquences positives.

 

Je ne peux pas transformer le monde mais je peux changer la vision que j’en ai et à ma petite échelle contribuer à faire émerger le potentiel de chacun en montrant que derrière les nuages, il y a toujours le soleil.

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10 fausses croyances sur la chirurgie de l’obésité

10 fausses croyances sur la chirurgie de l’obésité

La chirurgie de l’obésité, que ce soit le bypass, la sleeve ou l’anneau gastrique (de moins en moins réalisé) est souvent perçue à travers un prisme de jugements, d’idées reçues et de fausses croyances.

Pourtant, pour les personnes concernées, il ne s’agit ni d’un « choix facile » ni d’une « solution miracle », mais bien d’un parcours de transformation profond, physique, psychologique, et émotionnel, remplie de hauts et de bas

Voici 10 fausses croyances courantes qu’il est grand temps de déconstruire.

 

 

« C’est la solution de facilité »

Faux.
Rien n’est « facile » dans un parcours bariatrique. Entre les démarches médicales, les évaluations psychologiques, les régimes pré-opératoires (pour certaines personnes), les douleurs post-op, les changements radicaux d’habitudes alimentaires, les jugements et peurs des autres et l’ajustement émotionnel, c’est tout sauf une solution de confort.

 

« Après l’opération, on maigrit automatiquement »

Faux.
La chirurgie est un outil, pas une baguette magique. Il y a de nombreux changements derrière. Il faut apprendre à manger différemment, bouger, se réconcilier avec son corps et ses émotions. Il y a une perte de poids les premiers mois mais il y a aussi beaucoup de reprises après quelques années.

 

« On ne peut plus rien manger »

Faux.
On peut manger de tout, mais différemment. En plus petites quantités, plus lentement, en machant correctement avec une attention nouvelle portée aux sensations de faim et de satiété. Il s’agit d’une rééducation alimentaire. Il est d’ailleurs toujours possible de grignoter d’où l’importance de changer son rapport à la nourriture et de sortir de l’addiction.

 

« C’est purement esthétique »

Faux.
La chirurgie bariatrique est une opération thérapeutique, prescrite dans un cadre médical, souvent pour lutter contre des comorbidités comme le diabète de type 2, l’hypertension, l’apnée du sommeil, ou l’arthrose. Elle permet d’augmenter sa durée et ces conditions de vie.

 

« Ça ne demande aucun effort personnel »

Faux.
C’est tout l’inverse. Ce parcours demande un engagement physique, nutritionnel, psychologique et émotionnel. Il faut réapprendre à vivre autrement : se reconnecter à son corps, écouter ses besoins, gérer ses émotions autrement que par la nourriture et ne pas créer une autre addiction (alcool, drogue, tabac…)

« C’est dangereux et risqué »

Partiellement faux.
Comme toute opération, il y a des risques. Mais les techniques sont aujourd’hui maîtrisées et très encadrées. Les bénéfices l’emportent largement pour les patients éligibles, à condition d’un suivi rigoureux avec une prise en charge pluridisciplinaire.

 

« Les patients deviennent carencés à vie »

Partiellement faux.
Avec une bonne prise en charge nutritionnelle et un suivi régulier, les carences peuvent être évitées ou corrigées.

Le by-pass implique effectivement la prise de vitamines et de compléments à vie afin d’éviter les carences. Ce qui pose problème, c’est souvent l’abandon du suivi post-opératoire et une dérive dans le temps.

 

« Tout le monde peut en bénéficier »

Faux.
Il ne suffit pas de vouloir se faire opérer. Il y a des critères stricts : un IMC supérieur à 40, ou supérieur à 35 avec comorbidités, un suivi médical préalable, et une évaluation pluridisciplinaire (cardiologue, pneumologue, psychologue, nutritionniste…). Il ne s’agit pas d’une chirurgie de convenance.

 

« C’est une honte de devoir en arriver là »

Archi-faux.
Derrière l’obésité, il y a souvent beaucoup de souffrances qui ont amené à grossir et en plus la souffrance des kilos moqués, critiqués…

Faire ce choix est un acte de courage, de lucidité, et de soin de soi. Il n’y a aucune honte à demander de l’aide afin de repartir sur de nouvelles bases avec son corps. L’obésité n’est pas un « manque de volonté, c’est une maladie chronique multifactorielle.

« Après, tout rentre dans l’ordre »

Faux.

L’opération ne répare pas l’image de soi, les blessures émotionnelles, ou les troubles du comportement alimentaire. Un accompagnement post-op est essentiel pour éviter les rechutes, construire une nouvelle identité, et retrouver un rapport apaisé au corps et à la nourriture.

 

 

La chirurgie de l’obésité est un nouveau départ, pas une fin en soi. Elle mérite un regard bienveillant et informé, car elle s’inscrit dans un parcours de soin global. Derrière chaque opération, il y a une histoire, des luttes, des efforts, des espoirs, et souvent… une renaissance.

Mais pour que cela dure dans le temps, il est nécessaire de changer en profondeur sa relation avec soi, son corps, la vie…

 

 

Lien entre l’environnement culturel et les habitudes alimentaires

Lien entre l’environnement culturel et les habitudes alimentaires

Nos habitudes alimentaires ne sont pas seulement une question de goût ou de nutrition. Elles sont profondément enracinées dans notre culture, nos traditions et notre environnement social. Chaque culture a ses propres normes alimentaires, influençant non seulement ce que nous mangeons, mais aussi comment et pourquoi nous le faisons. Comprendre ces influences est essentiel pour ceux qui cherchent à modifier leurs habitudes alimentaires, que ce soit pour des raisons de santé, de bien-être ou de développement personnel.

 

Le rôle des traditions dans nos choix alimentaires

 

Chaque culture a ses propres plats emblématiques, souvent associés à des fêtes ou des rituels. Ces traditions alimentaires nous relient à nos ancêtres et renforcent un sentiment d’appartenance. Par exemple, en France, le pain et le fromage sont des éléments incontournables de la culture gastronomique, tandis qu’au Japon, le riz occupe une place centrale dans presque tous les repas. Ces traditions façonnent nos goûts dès l’enfance, créant un cadre dans lequel nous percevons certains aliments comme « normaux » ou « essentiels ».

 

Ces habitudes sont souvent tellement ancrées qu’elles deviennent des réflexes. Elles nous offrent un sentiment de sécurité et de confort, mais peuvent aussi limiter notre ouverture à de nouvelles façons de manger. C’est pourquoi changer son alimentation peut parfois sembler être un défi culturel aussi bien qu’individuel.

 

Les influences sociales sur nos comportements alimentaires

 

Nos habitudes alimentaires sont également influencées par notre cercle social : famille, amis et collègues. Les repas partagés sont des moments d’échanges et de convivialité, et nous avons tendance à ajuster notre comportement alimentaire pour correspondre à celui de notre entourage. Dans certaines cultures, refuser de manger un plat offert peut même être perçu comme un manque de respect.

 

Cela peut devenir un défi lorsqu’on essaie d’adopter une nouvelle alimentation, que ce soit pour des raisons de santé (par exemple, la réduction des sucres) ou éthiques (comme le véganisme). La pression sociale peut freiner ces changements ou, au contraire, les encourager, selon les normes du groupe auquel on appartient.

 

L’impact de la mondialisation sur les habitudes alimentaires

 

La mondialisation a transformé les habitudes alimentaires dans de nombreuses sociétés. Grâce aux échanges culturels et économiques, des plats autrefois inconnus dans certaines régions sont désormais accessibles à tous. Le sushi japonais, le hamburger américain ou encore la pizza italienne sont des exemples de plats qui ont traversé les frontières et se sont adaptés à diverses cultures.

 

Cependant, cette globalisation de l’alimentation a aussi des effets négatifs. L’adoption de régimes alimentaires riches en sucre, en gras et en produits transformés a entraîné une augmentation des maladies liées à l’alimentation, comme le diabète et l’obésité, dans de nombreux pays. Les chaînes de fast-food ont facilité l’accès à une alimentation rapide mais souvent peu nutritive, modifiant les habitudes alimentaires traditionnelles dans certaines régions du monde.

 

Les croyances et les valeurs alimentaires

 

Certaines cultures intègrent des croyances et des valeurs spécifiques autour de la nourriture. Par exemple, dans les pays asiatiques comme l’Inde, le végétarisme est souvent pratiqué pour des raisons spirituelles ou religieuses. En revanche, dans d’autres cultures, la consommation de viande peut être un symbole de richesse ou de statut social.

 

Les choix alimentaires sont souvent un reflet des valeurs que nous avons intégrées dès notre plus jeune âge. Les notions de bien-être, de santé, d’éthique ou même de respect de l’environnement influencent de plus en plus nos choix alimentaires à l’ère moderne. Par exemple, le mouvement « slow food » ou encore le véganisme sont autant de façons de redéfinir notre rapport à la nourriture en fonction de valeurs plus éthiques et durables.

 

Le rôle des médias dans la diffusion des tendances alimentaires

 

Enfin, il est impossible d’ignorer le rôle des médias dans la transformation des habitudes alimentaires modernes. La télévision, les réseaux sociaux et la publicité ont un impact majeur sur notre perception de ce qui est « à la mode » ou « sain ». Les tendances alimentaires comme les superaliments, les régimes sans gluten, le jeûne intermittent ou encore le « clean eating » sont largement diffusées par ces canaux.

 

Cependant, les médias peuvent aussi véhiculer des informations erronées ou non adaptées à tous. L’idéalisation de certains régimes peut amener les individus à suivre des modes alimentaires sans comprendre leur impact réel sur la santé, renforçant ainsi des cycles d’habitudes alimentaires souvent difficiles à briser.

 

Conclusion : Se libérer des conditionnements culturels

 

Il est évident que la culture, les traditions, la société et les médias jouent un rôle crucial dans la façon dont nous mangeons. Comprendre ces influences peut nous aider à être plus conscients de nos choix alimentaires et à mieux les adapter à nos besoins personnels. Pour ceux qui cherchent à transformer leur relation avec la nourriture, il est essentiel de reconnaître ces influences tout en apprenant à écouter son propre corps et à respecter ses besoins individuels.

 

Changer ses habitudes alimentaires demande une prise de conscience, une compréhension des facteurs qui les façonnent, et une volonté de s’en libérer lorsque cela est nécessaire pour son bien-être. En fin de compte, adopter une alimentation plus consciente et plus adaptée à ses besoins personnels peut être une véritable source de transformation, tant sur le plan physique que psychologique.

pourquoi la chirurgie bariatrique est aussi une transformation mentale

pourquoi la chirurgie bariatrique est aussi une transformation mentale

La chirurgie bariatrique est souvent perçue comme une solution radicale pour les personnes en surpoids ou obèses, une intervention qui modifie physiquement l’estomac pour réduire l’absorption des aliments et entraîner une perte de poids. Mais au-delà de cette transformation corporelle, elle déclenche une véritable révolution mentale. En effet, bien qu’elle soit vue comme une solution rapide à un problème de santé, la chirurgie bariatrique demande un engagement profond envers une transformation psychologique, émotionnelle et comportementale.

 

L’esprit face à une nouvelle relation avec la nourriture

 

Après une chirurgie bariatrique, la relation à la nourriture change drastiquement. D’un point de vue physique, il devient impossible de consommer les mêmes quantités qu’auparavant. Mais c’est sur le plan mental que le plus grand ajustement s’opère. Pour beaucoup, la nourriture a longtemps été une source de réconfort, une échappatoire face aux émotions ou aux difficultés de la vie. La chirurgie impose alors un changement fondamental de cette relation, qui peut laisser certains patients désorientés.

 

Sans la possibilité de se réfugier dans la nourriture, il est essentiel de trouver de nouvelles manières de gérer le stress, l’anxiété ou les émotions négatives. Cela nécessite une prise de conscience profonde de ses mécanismes émotionnels et une restructuration des habitudes mentales. C’est là que l’accompagnement psychologique et/ou thérapeutique, avant et après l’opération, devient crucial.

 

Reprogrammer son cerveau : de la privation à l’abondance

 

La transformation mentale post-chirurgie bariatrique passe aussi par un changement de paradigme. Les personnes opérées doivent passer d’un état d’esprit axé sur la privation (en termes de quantité de nourriture) à un état d’esprit basé sur l’abondance. Ce n’est pas une question de quantité d’aliments consommés, mais de qualité de vie retrouvée : meilleure santé, énergie renouvelée, plus de mobilité et d’autonomie. Apprendre à voir cette transformation sous cet angle est un véritable processus de reprogrammation mentale.

 

Ce changement d’état d’esprit demande d’intégrer des pratiques de gratitude, de mindfulness, et de reconnexion à soi. Revenir à ses sensations corporelles et savourer les petits plaisirs simples, plutôt que de se concentrer sur la perte de ce qui est « interdit », est un exercice essentiel pour les patients.

 

Le corps change, l’identité aussi

 

Une perte de poids importante, souvent spectaculaire, transforme inévitablement l’image de soi. Ce qui peut sembler au départ une simple amélioration physique entraîne de profonds changements dans l’identité. La personne qui se regarde dans le miroir après plusieurs mois post-opératoires ne reconnaît parfois plus celle qu’elle était autrefois. Cela peut engendrer une forme de déstabilisation, un décalage entre l’ancien « moi » et le nouveau.

 

Là encore, la transformation mentale est capitale. Il est nécessaire d’intégrer cette nouvelle identité, de faire la paix avec le passé et de développer une relation plus saine avec son corps. Certains patients peuvent ressentir une dissonance cognitive, ce sentiment d’être toujours « la même personne » mentalement, malgré une apparence totalement différente. Accepter cette nouvelle version de soi peut nécessiter un accompagnement en thérapie pour réconcilier l’image intérieure avec l’image extérieure.

 

Apprendre à se faire confiance à nouveau

 

La gestion du poids est souvent accompagnée de nombreux échecs avant l’intervention chirurgicale : régimes à répétition, restrictions alimentaires non tenues, et sentiments de culpabilité. Pour les personnes qui ont lutté contre l’obésité, la perte de poids rapide après la chirurgie peut provoquer de la peur. La peur de reprendre le poids perdu, la peur de perdre le contrôle à nouveau.

 

Apprendre à se faire confiance dans ce processus de transformation est un défi mental de taille. Cela implique de développer une nouvelle relation avec soi-même, fondée sur la bienveillance et l’auto-compassion. S’engager dans un parcours de développement personnel, renforcer sa résilience mentale et émotionnelle est un travail de fond qui soutient le succès à long terme de la chirurgie bariatrique.

 

Un cheminement vers l’équilibre émotionnel

 

Enfin, la chirurgie bariatrique met en lumière l’importance de la gestion des émotions. Les anciennes habitudes alimentaires liées aux émotions doivent être remplacées par des stratégies d’adaptation plus saines. Qu’il s’agisse de la méditation, de la pratique de la pleine conscience, de l’exercice physique ou de l’exploration créative, ces nouvelles habitudes aident à réguler les émotions sans recourir à la nourriture.

 

Les personnes qui réussissent le mieux après une chirurgie bariatrique sont celles qui s’engagent non seulement dans un changement alimentaire, mais aussi dans une véritable transformation émotionnelle. Elles prennent le temps de comprendre ce qui déclenche leurs comportements alimentaires et trouvent des solutions pour gérer ces déclencheurs de manière proactive.

 

Conclusion : Une transformation complète, corps et esprit

 

La chirurgie bariatrique n’est pas seulement une intervention physique ; c’est un catalyseur pour une transformation mentale et émotionnelle. La réussite de cette démarche repose autant sur la capacité à transformer ses habitudes mentales que sur la discipline alimentaire. C’est un voyage qui, au-delà de la perte de poids, permet de renouer avec soi-même, de reconstruire son estime de soi et de développer une relation apaisée avec son corps et ses émotions.

 

Si vous envisagez une chirurgie bariatrique, ou si vous êtes déjà engagé dans ce processus, rappelez-vous que ce voyage est aussi une occasion unique de vous réinventer intérieurement, avec plus de compassion, de confiance et d’amour pour vous-même.

 

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